Live Report : Download Paris 2017 (9-11 Juin)

par Florian

Fort d’une première édition parisienne en 2016 bien plaisante me concernant, couplé à de nombreux changements annoncés et surtout à une affiche bien sympathique, me revoilà de la partie dans les terres de la deuxième édition du Download Paris, et après ces jours de festival il est maintenant l’heure du bilan sur cette seconde édition.

Terminé l’hippodrome de Longchamps, cette fois-ci direction Bretigny-Sur-Orge dès le jeudi pour aller installer le campement sur la base aérienne 217 où le festival va prendre place pour les jours à venir.

L’affiche du Download 2017

L’année précédente proposait une affiche assez aérée avec 40 groupes réparties sur 3 scènes, ce qui donnait des horaires assez légères et très peu de choix à faire parmi les groupes, ce qui, au final n’était pas du tout une mauvaise chose ! Cette année, ce sont pas moins de 53 groupes qui se partagent l’affiche sur 4 scènes et cela nous donnera des bonnes surprises dans l’affiche, comme la venue de TesseracT ou encore de Hatebreed, le Prog et le Hardcore étant un peu oublié de l’édition 2016, mais cela causera aussi quelques problèmes de running order comme l’impossible choix entre les légendes du Thrash, Slayer et les détenteurs d’un des meilleurs albums de l’année Solstafir tout ça, en plus, juste avant la tête d’affiche la plus attendue de ce Download ; System Of A Down...
Enfin, vu de haut, cette affiche reste plutôt bonne à mes yeux, avec plus de diversité que l’année dernière (J’ai déjà cité 2 d’entre eux), et ce, malgré le retrait de l’affiche de Converge qui, rien que par leur présence, me donnait un sourire immense à l’idée de voir mon groupe de Mathcore préféré, mais bon, tant pis.
Ceci dit, on avait vu l’année passée avec le Hellfest, toute la difficulté de faire tenir 2 festivals à grosse affluence et aux têtes d’affiches mainstream à une semaine d’intervalle.
Plutôt que de décaler la date, Live Nation a donc pris le parti d’essayer de se démarquer avec leur affiche, avec le déjà cité concert de System Of A Down, la venue de Green Day pendant près de 2h30 de set (!), de quoi faire plaisir à bon nombre de festivaliers.
En ce qui me concerne j’y ai surtout vu l’annonce d’une 5ème scène, positionnée sur le camping avec 11 groupes en plus, dont les superbes Hypno5e et les déjantés de Psykup, portant l’affiche à 64 groupes pour les campeurs. Une scène qui servira également de cinéma en plein air avec une programmation de films et court-métrages souvent gores, drôles et décalés passant après la fin des concerts, en soit de très bonnes initiatives pour améliorer le camping et le rendre un peu plus unique !

  • Jeudi 8 juin : L’arrivée.

Une fois que les navettes nous déposent, c’est, tout indiqué, sur des routes tagués aux couleurs du Download qu’il faut faire plus d’un kilomètre à pied pour arriver sur la zone de fouille des sacs avant le camping, puis le temps de s’installer près de la scène du camping, la Firefly Stage de son petit nom, et de découvrir le terrain. Au niveau de l’organisation, on retrouve les solides bases de l’année dernière, comme on pouvait s’y attendre avec Live Nation. Donc, le retour du système de paiement en cashless qui a sa zone de rechargement sur le camping ouvert jusqu’à 2h, ce qui sera pratique pour s’y recharger, car qui dit Paris et festival, dit prix assez élevé avec une moyenne entre 4 et 10€ pour boire et 8/10€ pour manger. Notons tout de même, les 2 zones de World Foods sur les festival qui ont permis une grande diversité et de vraiment bien manger en festival ! (Dédicace aux stands Antillais et Thaïlandais, fantastiques !)

Et après cette interlude culinaire, une fois installé on se dirige vers la Firefly pour le premier concert du festival, un groupe inconnu à mes oreilles ; The Blackmordia.

  • The Blackmordia

Firefly Stage 21h30 > 22h10

Alors que les jeunes membres du groupe se préparaient et était en train de faire leurs balances, je me demandais qu’est-ce qu’allait donner ce premier concert du Download 2017 et pendant que la foule du camping commence à s’ameuter pour pas rater le premier coup d’entrée de cette édition, les 5 compères entrent sur scène et le coup d’envoi est donné ! Pendant 40 courtes minutes les parisiens vont nous envoyer un Metal Alternatif teinté Metalcore, en soit une recette plutôt simple mais qui marche bien ! Le groupe assez inspiré par August Burns Red ou Bad Omens, livre des passages de guitares très sympathiques accompagné de breaks biens efficaces. Tout ça réunis, ils nous font une bonne porte d’entrée dans la période des festivals et le public le leur rend bien. Un public d’ors et déjà super chaud alors que l’édition vient tout juste de commencer.
Sur scène, le groupe reste un peu timide en particulier les musiciens, le frontman redonnant un peu d’énergie à tout ça. Ils font bien leur boulot et leur set passe vraiment rapidement ! En voilà un début cool pour bien commencer !

Après cette mise en bouche, on a le droit à la mise en place de l’écran de cinéma sur la scène, puis s’en suivi quelques court-métrages qui font plaisir aux spectateurs qui restent en plein air pour regarder, puis s’en suit le premier film prévu par Panic Cinéma qui s’occupe de la diffusion, Dude Bro Party Massacre III. Loin d’être révolutionnaire (Même vraiment très loin) ça à au moins le mérite faire passer un petit moment sympa et drôle.
Puis alors que je rentre à ma tente, on a le droit à une jolie pluie suivi d’un orage qui se poursuivra toute la nuit jusqu’à 5h, excellent...

  • Vendredi 9 juin : 1er jour

C’est un réveil difficile pour le premier jour, levé à 6h par des supers voisins de camping, c’est devant un champs de boue que je me lève, les chaussures s’enfoncent dans le sol et je peine à arriver jusqu’aux lavabos !
Puis en allant vers les bars pour prendre un café je découvre la zone entre les tentes et le bar qui ressemble plus à un No man’s land qu’à autre chose ; situation qui pour le coup n’est pas sans rappeller le dimanche soir de l’édition 2016...
Heureusement les équipes ont été plutôt réactives et dés 9h du matin on a eu de la paille sur les grosses zones boueuses et de bonnes quantités ont été mises à disposition pour que les festivaliers sécurisent les chemins entre leurs tentes.

N’étant pas forcément ma came je n’ai fait qu’écouter de loin les 2 groupes du matin sur le camping ; Darktribe et Miss America, sans être fou ils avaient l’air agréables !
Puis ensuite 13h30 direction le festival pour commencer réellement par des bons achats, particulièrement chez Season Of Mist, chez qui je reviendrai tout au long du week-end tant ils sont adorables et on trouve des petites pépites chez eux !

  • Pierce The Veil

Main Stage 1 15h55 > 16h35

Alors Pierce The Veil, c’est bien un groupe dont on me parle très souvent, mais alors qu’est-ce que j’en entend parler de ce groupe ! Alors lorsque je vais jeter un œil sur la main stage pour voir le show des Californiens je m’attendais à voir du Metal-core assez puissant et qui fasse passer bien le temps.. et bien n’écoutons pas les gens. Les américains ont lancés un Metal-core tout ce qui a de plus basique et accessible accompagné de quelques lancés de confettis dans la fosse, rien de bien fou. Je regarde ça quelques dizaines de minutes puis après un petit solo tout en tapping qui m’a au moins fait plaisir je décide de partir et d’aller me placer pour Raveneye.

  • Raveneye

Main Stage 2 16h35 > 17h15

Groupe vivement conseillé par mon acolyte de ce Download ; Matthis, je me dirige donc après cette amer déception vers la Main Stage 2 d’où on entend encore trop à mon goût les californiens. Puis à l’instant où Pierce The Veil termine son set, les 3 anglais de Raveneye investissent la scène.
Petite aparté pour préciser que durant la quasi-totalité du festival les horaires des groupes ont vraiment été respecté parfaitement !
Alors Raveneye qu’est-ce que ça donne ? Et bien ça donne la patate !
Les anglais super motivés rentrent en souriant sur la scène et lancent un Hard-Rock motivant et sautillant. Le chanteur-guitariste et le bassiste ne cesseront de bouger partout sur la grande scène, se permettant des sauts depuis la grosse caisse de la batterie et du saute-mouton en live. Des titres parfois simplistes mais qui restent toujours entraînant avec fort potentiel fédérateur. Une super réussite durant tout le show, qui met bien dans le bain pour la suite de la journée !

  • Setlist :

Come With Me
Inside
No Bodies Soul
Hate
Breaking Out
Hero
Hey Hey Yeah
You Got It

  • Kvelertak

Main Stage 1 17h15>18h05

Si il y a un groupe qui ne cesse de monter en flèche depuis quelques temps c’est bien Kvelertak, après 2 albums assez remarqués, les norvégiens ont sortis leur excellent 3ème album « Nattesferd » l’année dernière, une véritable pépite de Black’n’roll comme ils savent le faire depuis leur début.
Album qui a eu le droit à sa tournée avec ni plus ni moins que Skeletonwitch mais ce qui a surtout fait décoller et va faire décoller nos norvégiens c’est bien cette tournée européenne comme ouverture de Metallica en fin d’année. Leur imagerie géniallisime (avec des hiboux !) et leur esprits déjantés à déjà tout pour plaire.
Et ça ne manquera pas ici à Bretigny, au vu du monde déjà rassemblé avant l’arrivé du groupe. Les 5 musiciens entrent en scène suivi du chanteur orné d’un superbe hibou sur la tête pour entamer leur concert par l’hymne absolu du dernier album « Dendrofil for Yggdrasil », qui place tout le monde dedans !
Sur scène on a 2 très jolis hiboux (Encore eux !) sur les enceintes, et derrière le grand Backdrop à l’effigie de « Nattesferd », et vers la fin du concert alors que sonne le titre éponyme du groupe, le chanteur brandira un grand drapeau au dessus de la fosse.
Malgré quelques soucis de son sur la voix en début de set, qui seront réglés pour « Berserkr », un des quelques titres géniaux du nouvel opus joué aujourd’hui, Kvelertak a donné une prestation plus que convaincante durant leurs 50 minutes de set avec une grosse énergie et des tubes en devenir à la pelle, j’ai déjà hâte de les revoir.

  • Setlist :

Dendrofil for Yggdrasil
1985
Mjød
Månelyst
Berserkr
Evig Vandrar
Blodtørst
Ondskapens Galakse
Svartmesse
Bruane Brenn
Kvelertak

  • Hatebreed

Warbird Stage 19h20 > 20h20

Après une petite pause le temps de se balader, et de passer rapidement devant Blink 182 qui n’avait pas l’air fou, il est l’heure de foncer sous la Warbird Stage, unique scène couverte du Download pour voir le groupe que j’attends le plus de cette édition, le groupe qui m’a en grande partie motivé pour acheter ma place ; Hatebreed !
Hatebreed c’est 8 albums d’un Hardcore surpuissant taillé pour tout détruire sur scène et en studio ! Je n’avais jamais eu l’occasion de les voir en live et là c’était le moment rêvé, et bordel... c’était absolument dévastateur. Le groupe entre directement en débordant d’énergie, dés le premier riff, toute la fosse explose littéralement, le public metal mélangé au public punk et Hardcore, donne un mélange carrément bouillant dans le pit, mais qui étrangement s’assemble bien.
Sur scène, Hatebreed est tout autant chaud que cette fosse qui ne se repose jamais, d’ailleurs le groupe enchaînera tuerie sur tuerie, et également mes titres préférés dont « In Ashes They Shall Reap » et son refrain destructeur, ou « The Language » et son riff brûlant, la classique du groupe « Destroy Everything » qui détruit absolument tout !
Le groupe lancera également plusieurs speech sur le respect, sur soi-même, ils arrivent quand même à avoir une proximité avec leur public qui fait plaisir à voir. 1h plus tard le groupe s’en va de la scène en remerciant grandement le public français, après l’avoir anéanti pendant tout le set. Je réussi même à choper le médiator du guitariste et je sors de la Warbird Stage avec en tête un des meilleurs concerts du festival, rien que ça !

  • Gojira

Main Stage 2 20h25 > 21h40

Déjà présent l’année dernière, Gojira, c’est un gros morceau de cette journée qui s’apprête à entrer sur la deuxième Main Stage. Plus besoin de les présenter, nos landais sont devenus des références dans le genre, jouant un death metal unique en son genre, aéré et atmosphérique tout en restant imposant !
Avec leur nouvel album c’est justement ce côté imposant qui va se dissiper et s’alléger, n’étant pas forcément mon préféré je craignais un peu le passage live des titres de « Magma », qui sera bien représenté en plus ! Et contre toute attente, ils réussissent plutôt bien, faisant passer d’agréable moment aériens entre les titres triomphants des anciens opus ! L’intro sur « Only Pain » passe carrément bien et « Silvera » est juste une future hymne du groupe à n’en pas douter, son refrain prenant et son solo tout ce qui a de plus planant, une merveille !
Les anciens albums du groupe ne sont pas non plus en reste, « Flying Whales » et l’excellente « Backbone » étant de sortis en plus des rappels sur « Oroborus » et surtout « Vacuity ».
De ce que j’ai pu entendre, le show se rapprochait pas mal de la date à l’Olympia en avril, avec l’indétrônable solo de batterie de Mario, vraiment ce type est un monstre derrière ses fûts. Quand à Joe, sa voix rend tout aussi bien en live, c’est assez impressionnant et des musiciens carrément mobiles et motivés et c’est important de le préciser parce que ce ne sera pas le cas de tous les groupes durant le festival.
Même si le set était apparemment ressemblant, ça n’empêchera personne de passer un super moment devant la scène !

  • Setlist :

Only Pain
The Heaviest Matter of the Universe
Silvera
Stranded
Flying Whales
The Cell
Backbone
L’Enfant Sauvage
Drum Solo
The Shooting Star
Pray
Oroborus
Vacuity

  • Linkin Park

Main Stage 21h45 > 23h30

Bon autant le dire tout de suite, peu importe leur période j’ai jamais été un grand fan de Linkin Park, l’exception de quelques morceaux vraiment cools, je connais pas grand chose à leur discographie, n’y ayant jamais vraiment porté l’intérêt suffisant.
Donc j’ai abordé ce concert, non pas comme une tête d’affiche mais plus pour passer le temps et après 1h d’électro prout-prout où même le groupe semblait s’ennuyer et où la seule chose vraiment intéressante était le light show, qui était assez impressionnant et plutôt bien travaillé ! (Bon en vrai je mens, quelque chose d’intéressant aussi était de se demander comment ils ont fait pour avoir un son de batterie aussi ignoble, les kicks qui ressemblent à de la boite à rythme et les cymbales qui sonnaient aussi naturelles que de l’auto-tune, vraiment ?)
Puis, le groupe décida enfin d’aborder d’anciens titres, par une reprise de « Crawling » en acoustique des plus ratés ! Heureusement, que par la suite on a eu le droit à un enchaînement de tubes qui feront plaisir à tout le monde, même à moi ! En même temps quand on lâche quasi à la suite « Faint », « In The End » et « Somewhere I Belong », ça fait des heureux !
Et c’est pas Chester Bennington qui dira le contraire je pense, tant il se met à être motivé et à lancer des screams au milieu des morceaux qui me font me demander pourquoi, si le groupe s’amuse autant sur leurs anciens tubes, ils n’en joue pas plus ! J’aurai pas été contre un « Don’t Stay » ou « From The Inside », mais bon après une bonne deuxième partie de set s’achevant sur « Bleed It Out » le groupe quitte la scène laissant derrière lui de nombreux fans déçus, qui n’ont pas attendu la fin pour partir d’ailleurs, et d’autres contents d’avoir vu un groupe qui leur est cher !
Personnellement, je n’attendais rien de Linkin Park, et si la première partie m’a plutôt ennuyé, la deuxième m’a au moins fait passer un bon moment, les souvenirs n’y étant pas pour rien sûrement.

  • Setlist :

Fallout/Roads Untraveled (Intro)
Talking To Myself
Burn It Down
The Catalyst
Wastelands
One Step Closer
Castle Of Glass
Good Goodbye
Lost In the Echo
Battle Symphony
New Divide
Invisible
Waiting for the End
Breaking the Habit
One More Light
Crawling (Version au Piano)
Leave Out All the Rest
Somewhere I Belong
What I’ve Done
In The End
Faint
Numb
Heavy
Papercut
Bleed It Out

Après cela on peut donc reprendre le chemin du camping, où Unswabbed a déjà bien entamé son set quand on arrive, je décide de me poser et d’écouter tranquillement la fin du set, avant l’arrivé de Black Peaks qui avait l’air plutôt sympa depuis ma tente, car après une bonne première journée, le lendemain s’annonce chargé, et ceux dès le matin !

  • Samedi 10 juin : 2ème Jour

  • Hypno5e

Firefly Stage 11h00 > 11h40

Et oui, s’il y a bien une raison de se lever en ce samedi matin, outre les hurlements de mes charmants voisins allemands bien évidemment, c’est bien pour le concert d’Hypno5e.
Hypno5e, en quelques années ce a su se faire une place de choix dans la scène metal française, avec un metal à la fois personnel, atmosphérique, touchant... qu’eux mêmes nomme Metal Cinématographique. Et en effet, à l’écoute de leur morceaux, on se laisse emmener complètement dans l’univers du groupe.. un univers prenant qui me laisse certainement pas de marbre.
Après un album des plus magnifiques « Acid Mist Tomorrow » en 2012, le groupe est revenu l’année dernière avec un nouvel opus somptueux « Shores of the Abstract Line » dont le premier titre « In Our Deaf Lands » introduit ce concert.. et déjà quel beauté ! Emmanuel au chant nous fait part de toute l’émotion dans son texte, le tout avec cette musique teintés de passages déferlant aux riffs écrasant et d’autres moments totalement en intimité avec le groupe, les légères mélodies nous plongeant dans la mélancolie, les samples souvent tirés d’oeuvres littéraires aux passages infiniment éloquent appuient toujours cette intimité, là est toute la beauté d’Hypno5e, déjà inégalable alors que le premier titre n’est même pas terminé.
S’en suivi « Acid Mist Tomorrow » à nouveau belle à en pleurer, avec ces intermèdes de passages récités parfaitement du roman d’Albert Camus ; « L’Étranger » et même si on est moins nombreux à réciter ces phrases poignantes avec le groupe qu’au Motocultor, ça n’empêche pas d’être plonger au cœur de ces 10 merveilleuses minutes. Le groupe saura nous combler de la meilleur manière enchaînant sans pause les titres, les magnifiques « Gehenne 2 & 3 » seront jouées avant de conclure le set sur la fin du dernier album « Blind Man’s Eye », c’est sur ces mélodies hypnotisantes que le groupe sort de la scène acclamé par l’assemblée présente sur le camping après nous avoir plongé dans un set unique comme à chaque fois. Une merveille !

A ce moment, et à la limite de la nuit, des sirènes ont hurlées, elles annonçaient des départs pour un monde qui maintenant, m’était à jamais indifférents.

  • Setlist :

East Shore : In Our Deaf Lands
Acid Mist Tomorrow
Maintained Relevance Of Destruction Pt.2
Gehenne Pt. 2 & 3
South Shore : Blind Man’s Eye

  • Far From Alaska

Main Stage 1 14h40 > 15H20

Bon, après l’immense claque que venait de m’asséner Hypno5e il est vrai que j’étais pas vraiment chaud pour aller voir Smash Hit Combo qu’on m’avait grandement conseillé, mais bon tant pis et direction le site ou après avoir zappé Black Foxxes qui me tentait guère, je décide d’aller sur la Main Stage 1 dés le matin pour camper nos places pour la tête d’affiche de ce soir qui a ramener énormément de monde à en croire les T-shirt ; System Of A Down. Mais avant les américains d’origine arménienne, il y a un petit groupe brésilien qui lâche son Hard-rock fort simple mais très sympathique sur la scène, c’est donc tranquillement que je décide de m’y poser et plus le set avançait, plus Far From Alaska m’intéressait grandement, leur Hard-rock facile d’écoute et agréable se laissant bien digérer !
Les chanteuses (Oui, vu qu’elles sont deux) sont motivés comme jamais et n’hésite pas à bien bouger sur scène puis en continuant le set le groupe nous parle qu’ils ne sont pas les seuls brésiliens sur l’affiche et que leurs amis d’Ego Kill Talent sont aussi présent et jouent ce soir sur le camping, et alors Ego Kill Talent entre sur la scène et les deux groupes vont jouer un morceau en featuring très énergique avec les changements de chants, une très bonne découverte du début à la fin !

  • Alterbridge

Main Stage 1 16h00 > 16h50

Pendant que mon ami Matthis gardait notre premier rang, je suis passé voir ce que donnait Devildriver sur la Main Stage 2 et même si le son ne semblait pas au rendez-vous ça avait l’air bien ambiancé !
Mais revenons à la Main Stage 1 où un groupe dont j’entends beaucoup parler va commencer son set, Alterbridge. En parlant avec un père de famille dans la fosse, j’en apprend un peu sur le groupe qui, du coup m’intéresse. Alterbridge va rapidement confirmé mon intérêt dés les premiers titres et va donné un super show, à la fois heavy et mélodique lançant à qui veut l’entendre des riffs modernes mais foutrement dansants, avec des solos de super qualités. Peu de choses à rajouter sur cette bonne découverte du groupe emmené par Myles Kennedy, qui s’avérera être une confirmation totale, aussi bien en studio !

  • Epica

Main Stage 1 17h40 > 18h40

Bon clairement, Epica, on aime ou on aime pas le metal symphonique des néerlandais ;
Moi, j’adhère plutôt bien au style, étant surtout relié à mes souvenirs de début dans le metal à écouter en boucle « The Last Crusade », cependant les albums d’après ne me déplaisent pas et à l’exception du dernier avec lequel j’ai un peu de mal je suis globalement très content de la discographie du groupe !
Et malgré de nombreuses années à les écouter, je n’ai jamais vu le groupe en live, les ayant encore raté en janvier avec Powerwolf, donc enfin je vais me retrouver devant une des formations phares du metal symphonique.
Et... mouais. Bon ok, je suis un peu dur, c’était quand même sympa, techniquement y avait rien à reprocher, le son était bon pour du symphonique et sur scène le groupe est actif, avec un claviériste bien excité, faisant le pitre sur le haut de la scène avec son clavier mobile puis avec son clavier portatif où il viendra jouer jusqu’aux barrières de la fosse.
Mais il était un peu seul, les autres membres se contentant de faire leur staff. De plus la chaleur était déjà écrasante et le groupe utilise énormément de pyrotechnie, à coup de flammes en trop grandes masses et de feux d’artifices, ce qui rendait certains moments irrespirables avec l’air ambiant. Puis la setlist qui, sans être un désastre, n’était clairement pas à mon goût.
Le set manquait cruellement d’un titre comme « Unleashed » ou d’un classique comme « Storm the Sorrow », heureusement que certains titres comme « Sancta Terra », « The Essence Of Silence » (Bien que trop embrasé) ou « Consign to Oblivion », en fin de set, feront un bon effet.
Une prestation pas mauvaise pour Epica, mais de qui j’espérais mieux. Dommage, on verra une prochaine fois.

  • Setlist :

Eidola (Intro)
Edge of the Blade
A Phantasmic Parade
The Essence of Silence
Unchain Utopia
Ascension – Dream State Armageddon
Cry for the Moon
Sancta Terra
Beyond the Matrix
Consign to Oblivion

  • Five Finger Death Punch

Main Stage 1 19h30 > 20h30

En voilà aussi un autre concert que j’attendais ! Groupe absolument génial à mes oreilles, à la fois simple, fédérateur et avec un chanteur excellent en la personne d’Ivan Moody. Five Finger Death Punch, un groupe émergeant de la scène américaine et qui commence à être bien connu par chez nous, avec ses textes assez pro-militariste et patriotiques mais accompagnés de rythmiques incroyablement efficaces qui donnent envie de gueuler les paroles le point en l’air.
Le groupe joue un metal alternatif à la frontière du Hardcore et j’avais eu l’occasion de les voir en première partie de Judas Priest en 2015 et ils m’avaient aussi bien conquis en live qu’en studio.
Avec maintenant un nouvel album au compteur « Got Your Six » j’attendais de leur show, un set enchaînant les hymnes et qui fassent bouger et chanter la fosse comme jamais.
C’est ce qu’à en partie donné le concert...en partie...
Bon c’est pas l’arrivée du groupe sur « Lift Me Up » qui va me déplaire, tant ce titre est ultime tout simplement, bien que les solos auront vraiment du mal à être entendu de là où j’étais, on gueule les paroles un bon coup puis le groupe s’en va pour revenir 40 secondes plus tard... et ce sera comme ça pendant tout le set, des titres super efficaces, car la setlist était vraiment génial, entre « Wash It All Away », « Jekyll & Hyde » ou encore la balade « Remember Everything » suivi de l’explosive « Under And Over It » (Bordel ce refrain !!) on était grandement bien servi, une fosse complètement acquise au groupe, une bonne ambiance mais des absences... entre chaque titre et c’était long, long, mais long, chaque titre sonnait un peu comme un rappel du coup, mais un concert de rappels, ça peut être inattendu et novateur mais dans les faits c’est juste long. Bon, on va pas se plaindre du concert non plus, car FFDP (pour les intimes) a vraiment donné une prestation plus que correcte, quand ils étaient sur le devant de la scène.

  • Setlist :

Lift Me Up
Never Enough
Wash It All Away
Got Your Six
Bad Company
Jekyll & Hyde
Burn MF
The Agony Of Regrets (Interlude)
Remember Everything
Under And Over It
The Bleeding

  • System Of A Down

Main Stage 1 21h55 > 23h25

Ah, je l’ai attendu ce moment ! Je l’ai même tellement attendu qu’il a fallu sacrifier 3 de mes groupes préférés de l’affiche de ce Download pour les voir, et croyez-moi entendre Slayer jouer au loin et ne pas y aller... c’est compliqué !
Mais bon je vais enfin me retrouver devant (Et c’est le moment de le dire) un des groupes que j’ai le plus écouté en découvrant le metal et qui aujourd’hui encore garde une place particulière pour moi, tellement leurs chansons sont presque toutes des hymnes cultes et indétrônables de l’histoire du Néo Metal.
Avant le concert j’avais vaguement entendu parler d’un set casant 30 titres en 1h30 de show, avec cela en tête j’avoue que j’étais totalement sur-excité pour voir le groupe !
Et, clairement il n’y avait pas la place pour la déception après ce concert tant attendu par des milliers de fans.
Déjà arrivé sur « Soldier Side – Intro » et enchainer sans transition sur la génial « Suit Pee » qui introduit le premier album éponyme du groupe, c’est du génie je trouve ! Et dés que commence « Prison Song » on est déjà en frisson avec ce début de chanson se laissant désirer au sourire de Serj, et on remarque que le son est tout bonnement excellent, savamment dosé et laissant apprécier toutes les subtilités de la musique des 4 arméniens !
Et après le groupe va continuer à jouer les titres, autant qu’ils jouent avec mes souvenirs et ceux de nombreuses personnes ce soir, leur concert va remonter crescendo dans mes souvenirs au fil de leurs musiques quasiment cultes à présent et connus entièrement par le public présent à Brétigny-sur-Orge ce soir. Les classiques comme « Aerials », « Toxicity », « B.Y.O.B » ou l’inratable « Chop Suey » seront toutes jouées pour des moments du meilleurs effets, aussi bien alternés avec des plus petites raretés comme « Mr Jack » ou « Highway Song » (Fallait la sortir celle-là quand même). Tout s’enchaînera globalement super bien, un rythme très fluide et des titres cohérents entre eux avec en plus quelques coups de cœur personnels, avec « Question ! » (Raaah ce refrain ! « Do We ! Do we know, when we flyyyy ? ») en même temps, c’est peut-être mon titre préféré du groupe, ou encore la géniallisime « Cigaro » que je m’attendais vraiment pas à voir dans la setlist, tout comme les superbes « Lost In Hollywood » et « Radio/Video »
Et rien que pour tout ce que j’ai cité le concert valait clairement le coup, en plus le groupe est suivi par un bon light show qui n’est pas épileptique et derrière eux, se dressera un écran triangulaire diffusant tout au long du concert des vidéos pas toujours utiles mais rajoutant pas mal de couleurs ou de noirceurs suivant les morceaux. System Of A Down n’a absolument pas démérité son nom dans la scène metal, et ça, c’est un certitude à présent !
Mais tout n’étais pas parfait, sinon ça aurait de très loin mon concert du festival. Non, le problème venait essentiellement de l’ambiance sur scène, malgré un bassiste plein d’énergie et un batteur qui nous montrera son enthousiasme en fin de concert, on aura un Serj très en retrait, peu mis en avant et parlant très peu entre les morceaux (En même temps, difficile de trouver le temps) et Daron à la guitare, vraiment très peu présent et statique regardant la foule avec un air presque hautain. De plus, jouer 30 titres en 1h30 c’est cool et ça fait plaisir aux fans mais outre le fait que ça donne cet aspect très en retrait au groupe, ça donne surtout, au concert, un goût de juste un Best-of du groupe. Mis à part ces points noirs qui dérangeaient surtout sur le moment, plus que sur la durée, System Of A Down a donné un grand concert, qui a ravivé en moi de nombreux souvenirs et qui en a créé de très bons nouveaux avec ce set.

  • Setlist :

Soldier Side – Intro
Suit Pee
Prison Song
Violent Pornography
Aerials
Mind (Extrait)
Mr Jack
DDevil
Needles
Deer Dance
Radio/Video
Hypnotize
Dreaming (Extrait)
Pictures
Highway Song
Darts
Bounce
Suggestions
Psycho
Chop Suey !
Lost In Hollywood
Question !
Lonely Day
Kill Rock’n’roll
B.Y.O.B
This Cocaine Makes Me Feel Like I’m on This Song
DAM
Cigaro
Toxicity
Sugar

Et après cette bonne deuxième journée le retour au camping est difficile, particulièrement pour le dos qui a eu un peu de mal à supporter le dernier concert. Et alors que j’arrive près de ma tente, je me rend compte que j’en avais presque oublié les toulousains déjantés de Psykup qui sont en train de jouer depuis un moment déjà, lorsque je peux enfin me poser pour écouter le set de nos français, ils sont en train de lancer la jazzy et dansante « Love Is Dead », on passe un super moment avec eux puis la fatigue ne me fera pas profiter du set des brésiliens précédemment présentés d’Ego Kill Talent, dommage.
Mais bon, demain est la dernière journée avant de dresser le bilan de cette seconde édition et de bonnes choses sont prévus sur les scènes de Brétigny-sur-Orge pour le troisième jour.

  • Dimanche 11 juin : 3ème jour

Dernier jour de cette édition du Download Paris, après avoir enfin passé une nuit potable , je passe rapidement devant la Firefly Stage ou Hell Of A Ride joue déjà depuis un moment. Sans être transcendante leur musique à le mérite d’être entraînante et agréable à écouter pour se réveiller. A la fin du set, il est temps de se mettre en marche pour le site car dés le premier groupe il faut être présent aujourd’hui !

  • TesseracT

Main Stage 2 13h30 > 14h10

Il faut être présent et pour cause, ce sont les anglais de TesseracT qui entament ce dernier jour de festival. Et quel début de journée !
Pendant ces 40 trop courtes minutes TesseracT envoie son Metal Progressif minutieux dans la face de tous ceux déjà présent pour les voir. Après un « Dystopia » introductif qui nous place les bases, le groupe continue de faire suivre les morceaux allant piocher à droite à gauche dans leur discographie. Ne se concentrant pas sur leur dernier album en date le groupe remonte même à leurs débuts en sortant la soignée et mélodieuse « Concealing Fate Part II : Deception » et ses lignes de chants poignantes si propre à TesseracT. En voilà un excellent concert, à la hauteur de mes attentes et un super moment passé avec les anglais.

  • Setlist :

Dystopia
Concealing Fate Part II : Deception
Concealing Fate Part III : The Impossible
Of Matter – Proxy
Of Matter – Retrospect
Survival
Of Mind - Nocturne

  • Leogun

Main Stage 1 14h10 > 14h50

Alors Leogun était pas prévu à mon programme d’abord, puis mon acolyte m’a donné envie de jeter un œil aux 3 anglais. Donc pendant 40 minutes on se laisse détendre par le Hard-Rock aux relents blues très agréable des londoniens. Le groupe envoie des riffs bien précis avec des solos de haute volés effectués par Tommy Smith.
Leogun qui avait ouvert pour Airbourne en fin d’année dernière prend bien place sur cette grande scène qui n’est pas toujours facile à prendre en main pour un trio. Mais on sort de ce concert en ayant passé un bon moment en leur compagnie.

  • Architects

- Main Stage 2 16h10 > 17h00

Et voilà mon groupe phare de la journée. Après être passé très rapidement sur les show un peu insipides de Rise of the Northstar et Suicide Silence il est temps d’aller voir un de mes groupes de Metalcore préféré.
En quelques albums le groupe avait su se faire une place certaine au sein de la scène, et au vu du nombre de fans présent ici, on en a bien la confirmation. Architects avait montré un certain courage avec leur volonté de continuer le groupe malgré la mort de leur leader Tom, et également une tête pensante du groupe. Et il est évident que si Architects est un groupe exceptionnel en studio ils vont nous prouver qu’en live ils le sont tout autant.
Dés le début de « Nihilist » c’est une horde de fans acquis à la cause du groupe qui se met à hurler les paroles, ce titre possède tout, en même pas 3 minutes et ce malgré une voix un peu trop en retrait le groupe montre toute sa précision et sa puissance en live, Tom est un véritable frontman et il maîtrise son chant parfaitement, il en profite pour faire participer le public présent en faisant chanter les moments clés et les refrains sur de nombreux morceaux.
Les morceaux déjà magnifiques prennent une dimension absolument jouissive en live, « Deathwish » fait hurler la foule comme j’ai rarement entendu...

We just want to watch the world burn !!

Les refrains sont peut-être encore plus grandioses qu’en studio, les hymnes d’Architects que la masse de fans n’oublient à aucun moment sont absolument déments, « Gravedigger » ou encore « Downfall ». Car oui, Architects nous livre une setlist basé essentiellement sur leurs magnifiques deux derniers albums, et quel setlist mes amis !
Les anglais ont bâtis une setlist cohérente et qui monte en puissance sans cesse pour s’achever sur la magnifique et dédié à Tom, « Gone With The Wind », le public scandera son nom de longues secondes avant le départ de cet hymne aérienne, qui restera dans les mémoires.
Le point culminant d’un concert parfait.

  • Setlist :

Nihilist
Deathwish
These Colours Don’t Run
Phantom Fear
Broken Cross
Gravity
Naysayer
Downfall
Gravedigger
A Match Made In Heaven
Gone With The Wind

  • Suicidal Tendencies

Main Stage 1 17h00 > 17h50

Et après ce concert d’anthologie, quoi de mieux pour se remettre les idées en place qu’un concert de Thrash/Crossover avec des légendes sur scènes ?
On accourt sur la Main Stage ou les zicos sont déjà en train de saluer la foule et c’est parti, le début de ce carnage est lancé avec « You Can’t Bring Me Down », un carnage oui, mais un carnage dans la joie.
La fosse explose, saute, lance du pogo en veux-tu en voilà. Et c’est parti pour ne plus s’arrêter, le groupe ne nous laissera pas respirer longtemps entre les morceaux, en effet ils ont 50 minutes et ils vont les rentabiliser. Et voilà que « I Shot The Devil » et son solo démentiel démarre, plus personne ne tient en place et on en redemande. Et ce concert était peut-être un des plus festifs du festival et que c’était bon !
Et vas-y qu’on lance de l’énorme circle-pit sur « Cyco Vision » et vas-y qu’on gueule les paroles de « War Inside My Head ». Et avant de faire suivre la fédératrice « Pledge Your Allegiance » ou Suicidal et le public gueuleront tous ensemble les « S T » en faisant les signes avec les mains, Mike nous lancera un petit speech pour croire en nous.
Et voilà, après 50 minutes de concert intenses, ST se retire de la scène avec un public conquis derrière lui, et après ça on peut se dire que ces gars sont des légendes !

  • Setlist :

You Can’t Bring Me Down
I Shot The Devil
Clap Like Ozzy
Trip At The Brain
Freedumb
War Inside My Head
Subliminal
Cyco Vision
Pledge Your Allegiance
I Saw Your Mommy

  • Mastodon

Main Stage 2 17h50 > 18h50

Avec leur nouvel album, l’excellent « Emperor Of Sand » ce concert de Mastodon était attendu.
Et après 1h de set, on se rend compte que c’était pas mal du tout, mais qui manquait quelque chose.. Peut-être est-ce les problèmes de son sur la première moitié de concert ? En effet parce que avoir un concert de Mastodon sans entendre la basse pendant 25 minutes, c’est un peu gênant étant un élément important de leur musique à base de sludge et stoner. Je ne sais pas, en tout cas ça n’a pas aidé.
Mais bon même s’il est vraiment difficile de rentrer dans le concert des américains en cette fin d’après-midi, on passe un bon moment le groupe faisant bien suivre les titres et représentera très bien le dernier album avec un super enchaînement en fin de set conçu avec classe par « Andromeda », « Show Yourself », « Precious Stones » et ma préférée « Steambreather », quatre titres très prenants et dévoilant tout le potentiel du nouvel album de Mastodon.
Le concert se termine sur la percutante « Mother Puncher » du premier album. Un concert en demi teinte donc pour Mastodon car d’un côté le groupe a délivré une belle énergie et une fois le son réglé et de qualité, on a pu apprécier les compositions du groupe à leur juste valeur, et d’un autre côté durant tout le set j’ai eu ce sentiment qu’il manquait quelque chose à la prestation et j’ai eu du mal à rentrer dans la musique du groupe qui pourtant me fascine tant en studio.

  • Setlist :

Sultan’s Curse
Divinations
The Wolf Is Loose
Ancient Kingdom
Bladecatcher
Black Tongue
Colony Of Birchmen
Ember City
Andromeda
Show Yourself
Precious Stones
Steambreather
Mother Puncher

  • Prophets Of Rage

Main Stage 2 19h40 > 20h55

Et voilà le mastodonte inconnu à mes oreilles de la journée !
Oui, inconnu à mes oreilles, je savais vaguement que c’était une sorte d’hommage à Rage Against The Machine mais n’ayant que très rarement écouté RATM, je reconnais que ce projet de super-groupe me passait un peu au-dessus.
Mais bon, tenté par mon acolyte et attiré en voyant le monde déjà présent pour leur arrivée je me décide à me mettre dans la foule.
Et bah bordel qu’est-ce que j’ai bien fais ! Prophets Of Rage a donné un excellent concert, les gars débordent d’énergie, envoient des titres de RATM entièrement repris par cette horde de fans et présentent quelques nouveaux titres qui promettent un bel avenir à n’en pas douter.
Même Tom Morello pour qui je n’ai jamais compris toute l’acclamation autour de ce type, oui il fait bien son job à la guitare mais il n’a rien de transcendant, et bien pendant tout le concert il va me réconcilier avec son image, faisant un excellent boulot durant les 1h15 de set.
Qui plus est, le son est excellent peut-être un des meilleurs du festival, laissant parfaitement entendre tout le monde avec Tim Commeford à la basse qui s’impose avec son instrument et il en a de l’importance avec sa 4 cordes !
Pour leur première date en France, le super-groupe emmené par Chuck D et B-Real a grandement réussi à me convaincre et à fait plaisir à d’innombrables fans présent en ce début de soirée, bravo Prophets Of Rage !

  • Setlist :

Prophets Of Rage
Testify
Take The Power Back
Guerilla Radio
How I Could Just Kill A Man
Bombtrack
Fight The Power
Hand on the Pump / Can’t Truss It /Insane in the Brain / Bring the Noise / Jump Around
Sleep Now in the Fire
Like A Stone
Unknow
Know Your Enemy
Bullet in the Head
Unfuck the World
Bulls On Parade
Killing in the Name

  • Green Day

Main Stage 1 21h00 > 23h30

Et c’est à Green Day que revient la tache de conclure cette deuxième édition du Download Paris. Pour le plus grand plaisir des fans c’est pendant 2h30 que les Californiens seront sur scène à envoyer leur punk-rock simpliste qui a fait leur renommée actuelle.
Honnêtement ? Je pensais que j’allais détester le concert, vu que Green Day je dois connaître au grand maximum 3 ou 4 chansons et que c’est loin d’être un style qui me passionne.
Mais bon, j’ai décidé d’y aller quand même, et grand bien m’en a pris !
Même moi, je n’ai pas vu les 2h30 passer. Musicalement c’était ultra-simpliste, mais énergiquement les gars se donnait à fond, rendant le concert vivant pour n’importe qui.
Puis entouré de fans chantant toutes les paroles, un concert comme celui-là passe toujours mieux. De toutes les têtes d’affiches qui sont passées ce week-end c’est en tout cas ceux qui avait l’air le plus heureux d’être présent, ne cessant d’arpenter la scène, de faire chanter le public etc..
Bon apparemment c’est courant pour Green Day, mais pour quelqu’un comme moi qui n’a jamais vu un de leur concert, c’est un événement, car en plus le groupe a fait monté sur scène plusieurs personnes premièrement pour chanter un passage et ensuite pour jouer un passage avec la guitare de Billie, ce que j’ai trouvé absolument génial ajoutant une proximité net avec l’immense public rassemblé !
Le set se termine sur l’explosion de confettis personnalisées avec le logo du groupe, depuis la régie.
Peu de choses à rajouter sur le set des américains, qui était tout bonnement excellent, un concert que je pensais détester c’est transformé en une véritable surprise, je ne connaissais presque rien au groupe mais ça, c’était une super conclusion à ce Download 2017 !

  • Setlist :

Know Your Enemy
Bang Bang
Revolution Radio
Holiday
Letterbomb
Boulevard of Broken Dreams
Longview
Youngblood
2000 Light Years Away
Hitchin’ a Ride
When I Come Around
Minority
Are We the Waiting
St. Jimmy
Knowledge
Basket Case
She
King For A Day
Shout / Always Look on the Bright Side of Life / (I Can’t get no) Satisfaction / Hey Jude
Still Breathing
Forever Now
American Idiot
Jesus of Suburbia
Ordinary World
Good Riddance (Time of Your Life)

Et voilà, après 3 jours de festivals commencés dans la boue et se terminant dans un bain de soleil, le moins qu’on puisse dire c’est que l’on ne ressort pas déçu de cette édition.
L’organisation a été grandement amélioré par rapport à 2016, cette fois-ci à l’exception de quelques problèmes mineurs on a pu profiter d’un très bon site, bien aménagé et organisé.
En parlant du site, je pense que la base aérienne de Brétigny-sur-Orge a fait ses preuves cette année et que c’est un excellent site pour continuer le Download.

Maintenant on prend rapidement quelques jours de repos et on se prépare à repartir direction Clisson pour 3 autres jours de Hellfest qui s’annoncent intensifs !

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