FDTS#13 Florence Leon

par Babel

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Un premier album electro/trip-hop expérimental avec le groupe bruxellois VIEWS OF TAO et son 1er single solo "SUNLIGHT" lui valent le titre de "Miss MYSPACE" en 2008. Une nouvelle fois remarquée en 2010 avec un nouveau clip LËON met en scène l’homosexualité féminine, provoquant la censure sur quelques plate-formes du web.
Que ce soit avec des titres en anglais, et parfois en français, la chanteuse continue de revendiquer son goût pour la diversité instrumentale et linguistique, et nous propose un univers des plus sensuels, tant par sa poésie que par les voyages ethniques qu’il propose.

Originaire de Belgique, Florence LËON débute sa carrière après un parcours des plus éclectiques. D’une formation "classique" au conservatoire Royal de Bruxelles en tant que pianiste et chanteuse lyrique, elle enchaîne projets et collaborations avec notamment Didier Cresson (bassiste de DEEP FOREST), Jérémy Jouniaux (pianiste de Lara FABIAN) ou encore le bassiste-compositeur Bruxellois Dan LIEFOOGHE, avec qui elle réalise l’album electro/trip-hop : "Fuckin’ Madone", signé VIEWS OF TAO.
 
Elue "Miss MYSPACE" en décembre 2008 (appelé plus tard "WOMAN IN FILM, ART, MUSIC on MYSPACE", Florence LËON est aujourd’hui auteur-compositeur-interprète, multipliant les expériences et rencontres musicales. Au piano ou accompagnée d’un quatuor à cordes, la chanteuse nous propose un univers des plus sensuels, tant par sa poésie que par les voyages ethniques qu’il propose. Une nouvelle fois remarquée en 2010 avec le clip electro-pop "PLEASURE", LËON provoque la censure sur quelques plate-formes du web en mettant en scène l’homosexualité féminine.
 
Souvent comparée à Sade ou à Björk, la voix de LËON s’apprécie surtout en concert, où la chanteuse se présente au piano ou avec ses musiciens, dans un répertoire illustrant une grande diversité instrumentale et linguistique.

Bonjour Florence !

Bonjour et merci pour votre interview ! Je suis très heureuse à l’idée de figurer sur votre média !

En quelques mots, parlons de vos premiers pas dans le monde de la musique ? Dites nous ce qui vous a motivé à faire de la musique ?

Bercée par la musique grâce à mon père contrebassiste à l’orchestre national de Lille, je commence le solfège au conservatoire de Lille à 6 ans, puis le piano. Ce qui m’amènera plus tard à remporter un 1er prix de piano. Parallèlement au conservatoire, à partir de 17 ans, je chante dans les rues de Lille, passe le chapeau sur les terrasses où je m’accompagne à la guitare, reprenant les chansons de Joan Baez et Bob Dylan, des Beatles et le repértoire soul/rythm’n blues des années 70. Mes ambitions restent toutefois attachées au milieu "classique" et en particulier à l’opéra. Je poursuis alors mes études au conservatoire de Bruxelles en Art Lyrique et intègre les choeurs du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles.

Ce choix me permettait d’allier musique et jeu théâtral, pour lequel je me sentais à l’aise. Je rêvais en effet bien plus au théâtre qu’à la musique en étant ado. C’est avec le clip que j’y trouve maintenant mon compte !

Quels sont vos premiers contacts dans le milieu ? Quel est votre parcours ?

A 19 ans, je crée mon 1er groupe de reprises soul/rythm’n blues et tourne dans les bars du nord de la France. Je suis alors accompagnée de musiciens prestigieux tels que Didier Cresson (alors bassiste de Deep Forest entre autres) et le guitariste australien Philip Davies, avec qui je signe un 1er single auto-produit de World music, chanté en arabe et en espagnol.

Mais c’est ma rencontre avec Dan Liefooghe, bassiste et compositeur de VIEWS OF TAO, qui sera déterminante pour la suite. Je le retrouve par hasard à Bruxelles où il vit aussi, et nous décidons d’allier nos travaux. Mes textes et mélodies sur ses compositions electro - jazz fusion aboutissent à un album plutôt pop/trip-hop, qui voit le jour en 2005. Nous commençons alors à nous produire sur les petites scènes de Bruxelles, Paris et Londres.

Aujourd’hui c’est sous mon nom que je me produis, mais les titres sont issus de cette même collaboration.


Florence LËON - BLISSFUL EYES - par leonproductions

Parlons de vos influences musicales ? Comment définir votre style ?

On me compare souvent à Sade, que mon père écoutait en boucle à la maison, mais c’est à Bjork que je dois le déclic. Elle avait réussi à faire passer dans le milieu de la pop tout un univers très personnel, aux influences très riches et variées. C’est ce que nous voulions faire aussi, sans nous soucier d’un style particulier. Ce qui nous a valu des déceptions auprès des acteurs du marché de la musique, ne sachant pas vraiment dans quels "compartiments" nous ranger...

Pour moi il n’y a pas de "style". Il y a une personnalité, un caractère, un univers. Mais opter pour un style musical très défini, c’est aussi s’imposer des limites. La pâte reste homogène, puisqu’il s’agit toujours du même compositeur et de la même voix, sur fond de musique electronique ! Mais on aime passer d’un son purement electro à du son electro-acoustique, voyager dans nos influences "classiques", jazz, world ou même hip-hop. C’est pour cela qu’on se présente parfois sur scène avec un quatuor à cordes, un scratcher, ou instrumentistes de musique traditionnelle (world). Bientôt ce sera avec une chorale !

Et sinon, des sons disponibles ? Sur quels médias on vous trouve ?

Le 1er album (Fuckin’Madone) avec VIEWS OF TAO est en écoute et vente libre sur la page web

Un EP se prépare, nous sommes encore en séances d’enregistrement. C’est le titre BLISSFUL EYES qui en fait la promotion pour le moment, avec le clip qui connaît son petit succès. Certains titres de l’EP sont en écoute sur soundcloud, actuellement en cours de réarrangements et mixage.

On essaiera de faire coïncider une tournée dès que cet EP sera sorti. La scène demande un gros travail de préparation, ce que je fais parallèlement aux séances d’enregistrement avec mes musiciens

.

Quelle est votre vision sur l’avenir du groupe, quels sont les projets en cours ou a venir ?

Comme dit précédemment, je ne veux pas faire de compromis en répondant aux critères du marché. Surtout dans l’état où il est en ce moment ! Ma liberté reste mon moteur de créativité. Mon seul souci est le public, qui lui, se soucie peu du "style" d’ailleurs... Le marché est un médiateur, un outil... et il se plie généralement à la demande du public. Donc tant que le public suit, je reste optimiste quant à une collaboration avec un label quel qu’il soit, pourvu qu’il m’aide à faire de belles scènes !

Fondamentalement, je me fiche de participer ou non au marché de la musique. Il me semble qu’un artiste doit se soucier davantage de son oeuvre, plutôt qu’à une éventuelle "reconnaissance mercantile"... non ?? La galère ne me fait pas peur, on s’y habitue. Il faut s’en faire une force, s’en servir comme moteur, et savoir accepter l’aide extérieure quand elle se présente, voilà tout.

La réalité aujourd’hui, avec cette "société du spectacle", rend les jeunes ivres d’images, de rêves... où seule compte la célébrité. Cette célébrité, par laquelle on n’accède que si on s’exprime sur un terrain pseudo-artistique, au seul service du Divertissement. Personnellement, ça ne me fait pas rêver du tout !

Merci LËON !

Merci pour votre intérêt et votre travail, à bientôt !

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